MA THERAPEUTIQUE


Le Docteur Henri AMOROSO est intégré dans le cénacle sélectif des Neuroscientifiques dont le Professeur DAMASIO, l’un des meilleurs Neurologues du monde et l’un des chefs de file.

« CE QUE TU CONNAIS, COMMENT LE RESSENS-TU ? »

Toutes les nouvelles découvertes d’imagerie cérébrale (I.R.M. et T.E.P. (Tomographie à expression positonique) mettent en évidence la co-simultanéité de nos connaissances acquises (surtout hémisphérique gauche, dit COGNITIF) et notre lourd passé affectif (cerveau droit), les deux hémisphères cérébraux étant sous la tutelle de notre lobe frontal, celui qui prévoit, anticipe et contrôle nos actes, nous permet d’échapper aux nécessités de l’instant en permettant la réalisation de nos projets, sous la maîtrise exclusive de notre liberté.

LA METHODE

Comment cette méthode est-elle appliquée ?

1) BILAN DU PATIENT :

  • Entretien serré,
  • Tests appropriés,
  • Encéphalogramme quantifié,
  • Evocation spontanée et encouragée de tout le parcours existentiel conscient et inconscient.

 

2) PRISE DE CONSCIENCE DE CET ETAT :

Etant donné que « vivre, c’est jouer aux quatre coins avec son angoisse », on recherche très vite les âmes sensibles motivant cette angoisse (déception, brimades du conjoint, humiliations répétées) mais, en même temps, prise de conscience par l’intéressé (e) de tous les côtés positifs de son parcours et de ses dispositions.

Je dis à l’intéressé (e) :

  • « Qu’est-ce-qui débite chez vous ? »
  • « Qu’est-ce-qui crédite chez vous ? »

 

3) FAIRE PRENDRE CONNAISSANCE A L’INTERESSE (E) DES ENORMES DISPOSITIONS POSITIVES que le hasard ou le Créateur leur a données, la nécessité de créer, avec moi, une cage dorée, dont il ne faudra jamais sortir, où on aura éliminé tous les éléments négatifs et désagréables.

Il faut développer la faculté d’optimiser et enrichir constamment ses neurones gratifiants.

LE NEGATIF : IL FAUT OUBLIER DE S’ EN SOUVENIR !


4) RECONSTRUCTION DE LA PERSONNALITE
et il ne faudra plus jamais sortir de la piste ni franchir la ligne jaune.

                   a) La création de nouveaux langages : Je supprime le plus-que-parfait et le conditionnel. Le Docteur AMOROSO nous dit plus : Quand on dit « si j’avais su, je n’aurais pas fait cela… », le Docteur dit : « je fais… » et seul, le futur, à très fort terme, est admis.

                   Une règle impérative : les 3 F :

      • le FIGHT d’abord : c’est le combat face à face,
      • le FLIGHT quelquefois : c’est-à-dire la fuite pour mieux regagner ensuite,
      • mais jamais, au grand jamais, le FRIGHT : qui est la trouille et la peur paralysante.

                   b) Construction de la cage dorée : C’est le patient qui la détient et le Neuropsychologue lui en fait prendre conscience. Chaque homme, chaque femme choisissent leur niche écologique dont les grandes lignes ont été programmée par la génétique et le hasard des rencontres.

En conclusion, cette méthode est fixée sur une vigilance constante centrée sur tous les aspects positifs,  morphologiques,  financiers, intellectuels que la nature nous a donnés et sur le développement pratiquement illimité de ces dispositions sans jamais transgresser les lois morales et de la bienséance.

Tous les évènements négatifs, humiliants ou douloureux que nous avons connus doivent être occultés – et ce n’est pas simple – en évitant et j’insiste de rencontrer les individus malsains qui, par leur ressemblance, morale surtout et éventuellement caractérielle, nous rappellent d’autres personnages que nous avons rencontrés et qui ont laissé, en nous, un souvenir délétère de même que tous les programmes de Medias doivent être rigoureusement sélectionnés ; ne doivent être retenus que les programmes enrichissants au plan intellectuel ou bourrés d’optimisme ou gonflés d’humour.

Il faut rigoureusement supprimer le dolorisme souffreteux et lénifiant, évoquant les divorces qui crucifient, les passions qui déchirent, les échecs qui humilient et évidemment, tous les drames et catastrophes naturelles dont les Medias nous rebattent les oreilles sinon les yeux.

« Un train qui arrive à l’heure ne m’intéresse pas » me disait Pierre LAZAREFF qui fut l’un des plus grands journalistes du 20ème Siècle.

Et pour ma part, en tant que thérapeute qui prend en charge l’intérêt affectif de ses patients, je leur demande de fuir catégoriquement toutes les annonces catastrophiques et les drames quotidiennement évoqués  à des millions d’exemplaires sur toute la planète.

Pourquoi cet égoïsme apparent ? La réponse est claire :

« Il faut faire en sorte, dans la vie, que ce sur quoi  nous ne pouvons rien, ne puisse également rien sur vous ».

                                                                                                                     (Un Philosophe italien)


Je suis un farouche adepte des thérapeutiques cognitivo-comportementales fortement promues, en France, par LEGERON et VAN RILLAER, brillamment enrichies par COTTRAUX.

J’ai, pour ma part, sensiblement modifié cette thérapeutique pour l’adapter au sujet qui nous intéresse et ma méthode est la suivante : elle va de l’entretien préalable incontournable à la reconstruction définitive d’une néo-personnalité dont le patient ignorait jusqu’à ce jour :

  • les modalités biologiques,
  • les arcanes psychologiques,
  • les conflits affectifs.

Tout d’abord, interrogatoire et entretien avec l’intéressé (e), l’usage d’un test (Minnesota) le plus banal qui permet de faire un état des lieux objectif, facilement contrôlable et non humiliant.

Les conclusions de ce premier entretien doivent toujours être prises avec une grande réserve, car toutes et tous, lorsque nous nous dévoilons psychologiquement devant un tiers, nous cachons plus ou moins consciemment la réalité par pudeur, émotion involontaire ou duplicité délibérée. Jean Cocteau disait opportunément « après l’aveu commence le mystère ».

Après cette dernière étape, véritable « dépouillement de la bête », on demande à l’intéressé (e) la plus grande relaxation possible et d’évoquer ainsi, quelles sont les sources de son angoisse et sur quel thème et à quel moment les défaillances de la mémoire ou du comportement sont elles apparues. Le patient est alors invité à ranger les situations répétées selon le degré d’anxiété qu’elles provoquent. Il apprend à quantifier ses motifs et tensions psychologiques, mais là s’arrête notre comparaison avec les thérapies classiques car je ne pense pas qu’il faille revenir « consciemment et de façon pathologiquement répétitive sur les sources d’angoisse ». La réminiscence dans le passé est pénible, dangereuse et inutile. Elle est fausse dans ses conclusions et tout compte fait « toute plongée dans le passé » N’EST QU’UNE SUCCESSION  DE RATIONALISATIONS A POSTERIORI :

  • aveugles,
  • inutiles,
  • dangereuses quelquefois.

Ma longue expérience me l’a prouvé, seuls quelques masochistes et quelques passéistes obsédés suivent ce pataugeage dans un Inconscient dont on a dit qu’il constituait :

  • les profondeurs viscérales de l’être humain,
  • les infrastructures du spirituel,
  • les caves infernales des êtres.

Et puis, n’a-t-on pas dit que nul ne sait ce que le passé nous réserve !


Donc, à ce niveau, lorsque le patient a évoqué ses sources d’angoisse, nous élaborons de nouveaux concepts basés sur la reconstruction, l’optimisme, l’obstination. Notre formule, c’est :

  • La victoire précède le vainqueur (Le Samouraï),
  • Visez les sommets, il y a moins d’encombrement (De Gaulle),
  • Décide et la moitié est faite, commence et c’est fini (Jean Guitton).

Voici le point fort de mon traitement : ayant fait prendre conscience à l’intéressé (e) de ses forces et de ses faiblesses, je l’engage fermement à fuir par tous les moyens (l’éloge de la fuite de mon ami Henri LABORIT) toutes les situations négatives, celles qu’il n’a pas pu résoudre dans son passé et surtout celles qui méthodiquement peuvent lui rappeler ces situations par un phénomène de résonance :

  • FUYEZ, dis-je à mes patients, même dans votre entourage, les relations sadiques ou maladroites qui vous assaillent de questions qui demeureront toujours sans réponse et dans lesquelles s’entremêlent, bien souvent, jalousie, curiosité morbide sur fond de stupidité.
  • NE PROLONGEZ PAS une conversation dont vous savez qu’elle est sans issue. Vous ne persuadez personne, vous perdez votre temps et sollicitez dangereusement vos mécanismes de défense ; « essayer de faire comprendre quelque chose d’intelligent à un con relève de l’abus de confiance » disait mon ami, BOUVARD.
  • Le vis-à-vis génétiquement limité ne gagnera rien et vous perdrez plusieurs millions de neurones.

Toute notre thérapeutique cognitivo-comportementale est donc fondée sur ces rapports qui doivent être tissés sur la confiance, l’empathie et la pérennité. Il faut faire démentir Oscar Wilde qui prétend que si une fatalité pèse sur nos meilleures résolutions c’est parce que nous ne les tenons jamais. C’est précisément cette faiblesse caractérielle qui fut sa perte et cela malgré son extraordinaire génie, sans omettre évidemment les salopards qui participèrent à sa destruction.

J’ai dit l’évitement des situations négatives et je termine alors sur la recherche consciente de toutes les situations positives, poussant ma lectrice/lecteur dans un optimisme irréfragable.

RECHERCHE DE PROGRAMMES TELEVISES LUDIQUES, ENRICHISSANTS, DIVERTISSANTS.


Le dépassement de l’individu doit être la ligne de mire de mon patient. Il n’y a pas d’âge pour un nouveau départ. Je fabrique avec mon vis-à-vis son cocon doré, celui qui lui convient :

  • BIOLOGIQUEMENT,
  • GENETIQUEMENT,
  • AFFECTIVEMENT,
  • INTELLECTUELLEMENT.

Il doit prendre conscience de sa véritable valeur, naturellement infinie.

Je ne saurais engager mes lectrices lorsque leur mari peut faire allusion à leur ignorance, à couper court à cette tentative de dégradation de la personnalité féminine par la fuite immédiate.

Le silence évite bien souvent la colère et les malentendus. En revanche, ma méthode est fondée sur l’optimisme et le dépassement favorisant dans notre cerveau, la production d’endomorphines, 48 fois plus fortes que la morphine artisanale, non coûteuses, non créatrices d’overdoses et provoquant par la répétition de leurs sécrétions, l’indicible euphorie que les philosophes appelaient la sagesse.

En fait, ma thérapeutique est fondée sur le conditionnement, l’engagement à de nouvelles habitudes prises spontanément sous la surveillance d’un maître à penser.

Elle n’a qu’une très faible parenté avec la légendaire méthode du sympathique  pharmacien CAUET qui ne faisait appel qu’à la répétition et à la mémoire pilonnée.

Ma méthode implique toute la personnalité de l’intéressé (e), au plan intellectuel et affectif.

Nous devrons prendre conscience, tous sans exception, de notre fragilité constitutionnelle et nous ne sommes, comme le rappelle Paul Valéry, que de diminutions de Dieu.

Dans notre berceau, nous dit l’auteur du Cimetière Marin, Dieu a déposé la Fée Mendel (le génétique) et la Fée Pavlov (le conditionnement ultérieur). Plus simplement l’épigenèse suit la genèse. Et puis, tout compte fait,
« Les grandes choses sont accomplies par des hommes qui ne sentent pas l’impuissance de l’homme »
« Mieux vaut n’être rien qu’être moindre »
Paul VALERY


Voir l'ouvrage "Vous avez dit Alzheimer?"

Voir l'article paru dans Nice-Matin, en Juillet 2006, sur le Traitement des états dépressifs par la Stimulation Magnétique Transcrânienne